Partagez l'article sur les réseaux sociaux

Adan Gonzales : La victoire, envers et contre tousLe 15/08/2019

Samedi 11 août, le double champion Olympique cubain Robeisy Ramirez se prépare à faire ses débuts dans le monde de la boxe professionnelle. Son tableau de chasse compte notamment Kal Yafai, Nordine Oubaali, Andrew Selby, Michael Conlan, et Shakur Stevenson. Dominant deux catégories de poids chez les amateurs (poids mouches puis poids coqs), ses premiers pas chez les professionnels sont attendus par tout les fans de boxe.

 

Face à lui, Adan Gonzales. Loin des paillettes et des lumières apportés par deux réussites olympiques à son adversaire cubain, Gonzales travaille 12 heures par jour dans un service d’espace verts et loge dans sa salle de boxe. Donné perdant avant même d’avoir enfiler ses gants, Gonzales enverra pourtant son adversaire au tapis dès les premières secondes de combat. Il produira ensuite un rythme élevé que Ramirez n’arrivera pas à égaler, et sera déclaré vainqueur à l’issue des 4 rounds.

 

Cette victoire de Gonzales est considéré par la majorité des observateurs comme la plus grosse surprise de l’année 2019 (une surprise plus grande, selon eux, que la victoire d’Andy Ruiz Jr face à Anthony Joshua) et l’une des plus grosses surprises de la décennie.

 

Overhand a eu la chance de pouvoir échanger quelques mots, après sa victoire, avec Adan Gonzales.

Comment as-tu commencé à boxer ? Quel boxeur t'inspirais à l'époque ?

J’ai commencé à boxer dès l’âge de 6 ans, et j’ai très rapidement développé un rage de vaincre. J’avais les crocs, dès mes débuts. Je rêve depuis mon enfance d’atteindre le plus haut niveau, et ce rêve représente tout pour moi et pour mes proches.

 

Je m’inspire de tous les grands champions mais si je devais citer des noms… J’aime le style de Bernard Hopkins, Roy Jones Jr et Floyd Mayweather. Mais mon boxeur préféré reste Donald Camarena, mon coach. Sa connaissance du métier et son expérience de ce sport sont inestimables et m’ont permis d’atteindre ce niveau.

Quel était ton état d'esprit pendant ta préparation ?

Confiant à 100%. Je suis conscient de mon niveau et de mes capacités, j’ai déjà vécu la difficulté et je me suis déjà imposé face à la difficulté. Je ne suis pas monté sur le ring pour être un simple tremplin pour son entrée dans le monde des pros. Je voulais le battre, je me suis préparé pour être prêt et mes efforts ont payé.

As-tu analysé les combats amateurs de ton advseraire ? Ou pensais-tu qu'il modifierait totalement sa boxe pour l'adapter aux professionnels ?

J’ai regardé quelques combats mais sans plus. Je n’étais pas inquiet, je connais mon talent et à quel point j’ai travaillé dur.

Que se passe-t-il dans ta tête lorsque tu le vois tomber après seulement 30 secondes ?

Je savais que j’avais la capacité de l’envoyer au tapis, donc je n’ai pas été surpris de le voir tomber. Ni excité d’ailleurs. J’ai gardé le schéma de combat en tête : lui imposer un rythme élevé, toujours rester actif et ne jamais ralentir.

Comment analyses-tu ton combat ? Le volume de coups était-il la seule clé de ta victoire ?

J’ai peut-être laissé échapper un round, et encore. Je pense que le public ne réalise pas encore l’ampleur de ma performance : je ne l’ai pas seulement surpassé en terme de rythme, j’ai aussi été meilleur techniquement. J’étais le plus efficace sur le ring ce soir là.

Cette victoire a-t-elle changé ta vie ?

Je dois mettre un peu d’ordre dans ma vie personnelle, dans ma vie familiale mais l’entrainement ne s’arrête pas. Je continue de travailler, c’est ce travail qui m’a permis d’être prêt lorsque cette opportunité de briller s’est présenté. Je serait prêt pour la prochaine chance qu’on me donnera, et qui arrivera rapidement. Cette victoire m’a permis de gagner en reconnaissance mais je pense qu’on ne m’accorde pas encore tout le crédit que je mérite. J’irais le chercher, pour prouver encore une fois ma valeur !