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Next Generation : Top 10 des meilleurs jeunes à suivreLe 11/11/2019

10. Erickson Lubin (24)

N°2 WBC / N°5 WBA Super Welter

22-1 (16 Kos)

Best win : Ishe Smith (29-10, 12 Kos) – 9 février 2019 – Abandon du coin round 3

 

Erickson Lubin commence la boxe à l’âge de quatre ans, pour suivre l’exemple de son grand frère. Amateur en réussite (143 victoires en 150 combats), la délégation américaine rêve de le compter dans ses rangs lors des Jeux Olympiques 2016. Mais il met un terme à sa carrière amateur dès ses 18 ans (en novembre 2013) pour se tourner vers les rangs professionnels. Il est signé par la société de promotion de Mike Tyson avec que celle-ci ne fasse faillite. Il se tourne alors vers Al Haymon et lui présente son désir de boxer pour un titre mondial quatre ans plus tard.

 

Arrivé peut-être trop tôt, ce combat pour le titre le verra opposé à Jermell Charlo le 14 octobre 2017. Lubin s’écroule dès la première reprise, après un uppercut destructeur de son adversaire. Après cette défaite, Lubin retrouve des couleurs en enchainant quatre victoires consécutives. Cette défaite par KO est-elle une simple erreur de parcours, ou le signe d’un plafond déjà atteint ?

9. Jaime Munguia (23)

Champion WBO Super-Welter

34-0 (27 Kos)

Best win : Liam Smith (26-1-1, 14 Kos) – 21 juillet 2018 – Décision Unanime (116-111 119-108 117-110

Auréolé d’un titre national amateur chez les jeunes, Jaime Munguia passe professionnel à 16 ans. Nommé Prospect de l’année 2017 par The Ring Magazine, Munguia rempli déjà les attentes qui reposaient sur ses épaules. Champion du Monde depuis mai 2018 et sa victoire contre Sadam Ali, il a depuis défendu sa ceinture à 5 reprises avec succès. Toutefois, plusieurs réserves sont à émettre à son sujet.

Le résultat, en sa faveur, de sa défense de titre (à domicile) contre Dennis Hogan est considéré par les observateurs comme douteuse. Au-delà du résultat, sa prestation n’a pas semblé à la hauteur d’un Champion du Monde. De plus, beaucoup pensent que Jaime Munguia a déjà atteint son plafond technique (très limité).

 

Récemment séparé de son entraîneur Robert Alcazar (ancien coach d’Oscar De La Hoya), Munguia travaille désormais avec Erik Morales. Un changement de coach qui pourrait relancer une dynamique positive dans sa carrière ? 2020 nous le dira.

8. Teofimo Lopez (22)

N°1 IBF-WBO Light

14-0 (11 Kos)

Best win : Masayoshi Nakatani (18-0, 12 Kos) – 19 juillet 2019 – Décision Unanime (118-110 x2 119-109)

Teofimo Lopez est introduit dans le monde de la boxe par son père à l’âge de 5 ans. Enfant de Brooklyn et originaire du Honduras, son expérience amateur parle pour lui : 150 victoires en 170 combats. Il remporte les Golden Gloves en 2015, puis le Tournoi de Qualification Olympique avec l’équipe Américaine… Avant d’être débouté de sa place par l’AIBA. Lopez ne renonce pas à son rêve olympique et se re-qualifie, cette fois pour le Honduras. Il s’incline dès son entrée dans le tournoi de Rio face au Français Sofiane Oumiha.

 

Très côté dans le milieu de la boxe, il est contacté depuis plusieurs années pour être sparring partner de boxeurs plus lourds et plus expérimentés. Alors encore amateur, il participe aux training camp de Shawn Porter (lors de sa préparation pour rencontrer Keith Thurman), Luke Campbell ou encore Guillermo Ringondeaux. Après une série de combats dominés et remportés avant la limite, il se heurte à Masayoshi Nakatani. Le Japonais, plus grand de 10cm, résiste à la puissance de Lopez et s’incline finalement à la décision des juges. Certains spécialistes voient ce combat comme étant une preuve du manque de sérieux de Teofimo Lopez, pourtant pressé de rencontrer Vasyl Lomachenko. 

 

Il aura l’occasion de se relancer avant la fin d’année 2019, puisqu’il combat le 14 décembre pour la ceinture IBF des poids légers face à Richard Commey (29-2, 26 Kos).

7. David Benavidez (22)

Champion WBC Super Middle

22-0 (19 Kos)

Best win : Anthony Dirrell (33-1-1, 24 KOs) – 28 septembre 2019 – Abandon du coin round 9

Obèse à l’âge de 13 ans (113 kgs), David Benavidez passera les deux premières années de sa pratique pugilistique à perdre son surpoids. Deux ans plus tard, il dispute son premier combat amateur mais ne se reconnait pas dans ce style. « Chez les amateurs, on prend beaucoup de mauvaises habitudes. Tu ne donnes pas tes frappes jusqu’au bout, elles ressemblent plus à des gifles. C’est ce qu’on a ressenti, alors mon père a pensé que ce serait une bonne idée de pratiquer directement un style adapté aux pros. » 15 combats amateurs (pour 15 victoires) lui suffiront finalement, et il opère une transition chez les professionnels dès ses 16 ans.

 

Pour pallier à son manque d’expérience du ring, le père et entraîneur de Benavidez lui fait mettre les gants avec les meilleurs boxeurs actuels. A 16 ans, il est déjà sparring partner de Gennady Golovkin. Il croisera ensuite le fer avec Peter Quillin, Gabriel Rosado, Lateef Kayode et Kelly Pavlik. Golovkin fera de nouveau appel à lui pour préparer son combat contre Daniel Jacobs, et Benavidez aura alors l’opportunité de partager 40 rounds sur le ring avec le Champion poids moyens.

 

Fort physiquement, dur dans ses frappes, Benavidez s’est déjà imposé avec facilité face aux vétérans J’Leon Love et Anthony Dirrell. Son manque d’expérience (peu de combats amateurs et des combats souvent écourtés après des victoires rapides par KO) pourrait toutefois lui jouer des tours face à des boxeurs d’un rang supérieur tel que Callum Smith ou Billy Joe Saunders.

6. Ryan Garcia (21)

N°8 WBC / N°4 WBA / N°7 WBO Light

18-0 (15 Kos)

Best win : Romero Duno (21-1, 16 KOs) – 2 novembre 2019 – KO Round 1

Célèbre par sa popularité sur les réseaux sociaux, Ryan Garcia brille également sur le ring (et ce n’est pas nouveau). Sa carrière amateur est chargée de 215 victoires en 230 combats. Il compte notamment des victoires face à Devin Haney et Vergil Ortiz Jr, également présents dans cette liste. Il passe dans les rangs professionnels en 2016, et enchaîne les victoires avant la limite. Signé par Golden Boy Promotions, Oscar De La Hoya mise sur lui. Il quitte son garage qui lui servait de salle d’entrainement pour rejoindre l’équipe des Reynoso père et fils, également en charge de l’entrainement de Saul « Canelo » Alvarez et Oscar Valdez.

 

Après plusieurs combats contre des adversaires de rang inférieur, il se frotte dernièrement à un autre espoir de la catégorie en la personne de Romero Duno. Un seul round suffira à Garcia pour envoyer son adversaire définitivement au tapis. Ambitieux, il déclare ensuite vouloir rencontrer Jorge Linares et Luke Campbell avant la fin de l’année 2020. En cas de réussite, ces deux victoires de prestige lui offriront une véritable place de cador de sa catégorie.

5. Shakur Stevenson (22)

Champion WBO Feather

13-0 (7 Kos)

Best win : Joet Gonzalez (23-0, 14 Kos) – 26 octobre 2019 – UD (119-109 x3)

Willie Moses est un dinosaure de la boxe New Yorkaise. Entraîné dans sa jeunesse par Harold Brown, ancien sparring partner de Floyd Patterson, Moses s’éloigne ensuite quelques années des rings. Dans les années 90, il se tourne vers le coaching, avant d’ouvrir sa propre salle : Elite Heat Boxing Gym. De cette académie sortira, en l’espace de 3 ans, 15 Champions Nationaux en amateurs. Cette réussite le voit propulser en 2013 à la tête de l’Equipe Américaine de Boxe Amateur, qui compte un membre de l’Elite Boxing Gym en son sein… Le petit fils de Willie Moses, Shakur Stevenson.

Shakur, bercé par la boxe depuis sa plus tendre enfance grâce à son grand-père, se fait connaître en 2016 après un tournoi Olympique auréolé d’une médaille d’argent. Il s’incline en finale face au Cubain Robeisy Ramirez, grand favori de la compétition. Détecté par Bob Arum, il rejoint l’écurie Top Rank lors de son passage chez les professionnels. Encadré par l’ancien Champion Andre Ward qui s’occupe de son management, il enchaîne les victoires et remporte son premier titre mondiale le mois dernier.

 

En dépit du talent affiché par Stevenson, plusieurs doutes persistent à son sujet. Le premier concerne sa puissance et sa capacité à envoyer ses adversaires au tapis. Son style défensif ne plaît pas au public, et d’autres boxeurs avant lui tels que Tevin Farmer ou Guillermo Rigondeaux peinent à trouver des combats. Des craintes reposent également sur sa disposition à avoir l’étoffe d’une star. Le passage des quartiers défavorisés de Newark aux lumières de Vegas sera-t-il de trop pour un jeune de 22 ans ?

4. Emanuel Navarrete (24)

Champion WBO Super-Bantam

29-1 (25 Kos)

Best win : Isaac Dogboe (20-1, 14 Kos) – 11 mai 2019 – TKO 12

Emmanuel Navarrete s’est invité de force il y a quelques mois parmi le gratin de la boxe mondiale. Jugé trop inexpérimenté et donné largement perdant face à Isaac Dogboe, il s’impose pourtant à la décision pour remporter la ceinture WBO du Ghanéen. Lors de la revanche automatique, il envoie Dogboe au tapis et démontre sa domination en le poussant à l’abandon. Les 10 derniers mois l’ont vu monter quatre fois sur le ring, pour quatre victoires.

 

Dans la lignée des grands boxeurs mexicains, il prend tous les risques possibles pour envoyer ses adversaires au tapis. Bob Arum le décrit comme «un combattant taillé dans le même tissu que les grands comme Morales et Barrera… des types super agressifs, qui encaissent et fournissent des combats incroyables pour les spectateurs. »

3. Vergil Ortiz Jr (21)

N°1 WBA Welter

14-0 (14 Kos)

Best win : Antonio Orozco (28-1, 17 Kos) – 10 Aout 2019 – KO Round 6

Derrière un palmarès amateur de 140 victoires en 160 combats se cache Vergil Ortiz Jr, prodige formé et poli par Joel Diaz. Fleuron des espoirs de l’écurie Golden Boy, Ortiz marque sa progression dans les classements mondiaux par une série de KO plus spectaculaires les uns que les autres. Aucun de ses combats n’est allé jusqu’à la limite. Le 4 mai 2019, il devient le seul boxeur à avoir mis KO Mauricio Herrera, qui comptait pourtant des rencontres contre des gros frappeurs (Danny Garcia ou Ruslan Provodnikov) à son palmarès. Il change en 2018 d’entraîneur pour rejoindre Robert Garcia et avoir l’opportunité de mettre les gants avec Mikey Garcia et Jose Ramirez, tous les deux classés mondiaux dans les catégories super-light et welter.

 

Oscar De La Hoya, très enthousiaste à son sujet, n’économise aucun effort pour mettre en valeur son futur Champion : Ortiz a combattu 4 fois en 14 combats sur des cartes télévisés de Canelo. Sa qualité ainsi que sa maturité, couplée à une équipe d’encadrement experte dans son domaine, pousse beaucoup d’observateurs à miser sur Vergil Ortiz Jr comme futur multiple Champion du Monde.

2. Kosei Tanaka (24)

Champion WBO Flyweight

Palmarès : 14-0 (8 Kos)

Victoire marquante : Sho Kimura (17-1-2, 10 Kos) – 24 septembre 2018 – Décision partagée (116-112 115-113 114-114)

Kosei Tanaka commence le sport par une pratique quotidienne du karaté, avant d’être diagnostiqué d’une grave maladie de la hanche un an plus tard. Contraint de porter une attelle empêchant tout mouvement, il devient le souffre-douleur de ses camarades de classe. Une rééducation efficace lui permet de débuter la boxe à l’âge de 10 ans… Et de devenir Champion du Monde dès ses 19 ans, après seulement 5 combats professionnels (WBO Minimumweight).

 

Entraîné par son père, et combattant sous les couleurs de l’écurie Hatanaka (créé par l’ancien Champion du Monde du même nom), il remporte ensuite un titre mondial WBO en junior flyweight puis en flyweight. Tanaka est un boxeur extrêmement habile, apprécié des fans pour son volontarisme à engager des guerres avec ses adversaires. Son combat contre Sho Kimura a été nommé Combat de l’Année 2018 par plusieurs observateurs. Il espère suivre la voie de son compatriote Naoya Inoue et exporter rapidement ses talents à l’étranger pour conquérir un nouveau public.

1. Devin Haney (20)

N°1 WBC Light

23-0 (15 Kos)

Best win : Zaur Abdullaev (11-0, 7 Kos) – 13 septembre 2019 – Abandon du coin round 4

Devin Haney, amateur prometteur, semblait destiné à une médaille d’or Olympique. Il remporte avec brio plusieurs tournois internationaux, mais un changement des règlements d’âge minimum de participation aux Jeux Olympiques mettent fin à ses ambitions. A 17 ans, il décide de passer chez les professionnels, mais ne peux pas le faire aux Etats Unis avant son dix-huitième anniversaire. Il s’exporte alors à Tijuana, au Mexique, pour démarrer sa carrière.

 

Le cadre mexicain, hostile aux boxeurs extérieurs, lui forge une expérience rare pour un adolescent. Il rentre aux Etats-Unis chargé de confiance en ses capacités, mais sans avoir encore frappé l’oeil d’un promoteur majeur. Le jeune espoir commence pourtant à se faire un nom dans le microcosme de la boxe américaine : Mayweather, Spence Jr, Amir Khan ou encore Gervonta Davis font appel à lui pour être sparring partner. Chacun des combats de Haney, face à une opposition grandissante, fait monter sa cote auprès des observateurs. Il intègre le programme « ShoBox: The New Generation » de la chaîne Showtime pour avoir l’occasion d’être repéré. Trois victoires avec la manière permettent à Haney d’être contacté par Matchroom Boxing et de signer un contrat à la hauteur de son talent.

 

Devin Haney a depuis enchaîné trois victoires, et s’est vu offrir la ceinture WBC des poids légers (après l’élévation de Vasyl Lomachenko comme Champion « Franchise »). Le niveau atteint et la maturité montrée, à seulement 20 ans, font de lui le plus grand espoir de la boxe actuelle. La majorité des observateurs voit en lui le charisme et la prestance d’atteindre le niveau de célébrité d’un Floyd Mayweather. Une star est en train de naître !