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Enfin libérable : Canelo se sépare de son promoteurLe 06/11/2020

Absent des rings depuis sa victoire face à Sergey Kovalev il y a maintenant un an, Saul Canelo Alvarez (53-1-2, 36 KOs) vient d’annoncer sur les réseaux sociaux la rupture de son contrat avec son promoteur DAZN ainsi qu’avec son promoteur de longue date, Golden Boy Promotions, à travers une déclaration de son entraineur Eddy Reynoso.

Un communiqué sans équivoque

« En tant que manager et entraineur de Saul Canelo Alvarez, je m’autorise à communiquer au monde de la boxe ainsi qu’à nos fans, qu’à partir d’aujourd’hui, 6 novembre, Canelo est officiellement un free agent, nous sommes donc prêts pour continuer sa carrière ». Eddy Reynoso explique également que son boxeur a travaillé dur à l’entrainement tout au long de l’année, et qu’il est prêt à retourner sur le ring avant la fin de cette année.

 

Bien que toujours dans l’attente d’une déclaration de Golden Boy et DAZN, il semblerait que le divorce soit déjà acté. Un coup dur pour la firme de Oscar De La Hoya, alors que son écurie était déjà bien limité en champions du monde.

 

Après avoir signé le contrat le plus élevé pour un sportif il y a deux ans, c’est une conclusion triste mais nécessaire pour le boxeur mexicain. Le contrat basé sur 36.5 millions de dollars garantis par combat se révéla être une balle tirée dans le genou pour le diffuseur, le retour sur investissement n’ayant jamais eu lieu. Et pour cause, aucun boxeur à part Gennady Golovkin n’aurait pu générer assez de ventes pour engendrer des bénéfices. Le contexte de la pandémie mondiale aura finalement été l’élément déclencheur d’une déchéance en cascade pour le diffuseur, refusant de payer un tel montant si Canelo n’affrontait pas une superstar mondiale, et ouvrant un procès entre les deux parties.

Quel choix pour la suite ?

Désormais agent libre, Canelo Alvarez aura tout le loisir pour préparer son retour, et nul doute qu’il bénéficiera de plusieurs offres lucratives de la part des différents promoteurs aux Etats-Unis. ESPN rapporte que Canelo vise la ceinture IBF de Caleb Plant, champion du monde dans la division des super-moyens, le 19 décembre prochain.

 

La suite pour Canelo ? Rejoindre les rangs de Al Haymon chez PBC ? Est-ce que ESPN et Top Rank feront une offre assez agressive financièrement pour faire pencher la balance, travailler avec Matchroom et Eddie Hearn ? Les options sont multiples, lucratives et font sens sportivement.

 

Al Haymon lui permettrait de boxer sur les chaînes américaines Fox/Showtime pour un salaire bien plus élevé grâce aux pay-per-views, face à des boxeurs tels que Jermall Charlo, Caleb Plant, Chris Eubank Jr, ou encore David Benavidez.  Le meilleur compromis pour garder son indépendance, tout en ayant une plateforme de diffusion.

 

Malgré les moyens financiers de ESPN, il est moins probable que Top Rank puisse concurrencer cette écurie au vu du manque de challenges sportifs qu’ils proposent. En effet, l’écurie est limitée en termes d’adversaires potentiels chez les moyens et les super-moyens.

 

Il est également peu probable que Eddie Hearn remporte le gros lot, même si Canelo pourrait signer un contrat sur un ou deux combats et décrocher la ceinture que possède des boxeurs tels que Billy Joe Saunders, Demetrius Andrade, Callum Smith, Dmitry Bivol, ou même Gennady Golovkin. De plus, DAZN possède les droits de diffusion des cartes Matchroom, et Canelo pourrait bien y être réticent.

 

Mais Canelo pourrait également suivre la voie de son aîné Floyd Mayweather, qui avait fait le choix d’être son propre promoteur pour gagner en indépendance… Et en profits !